Luc Sante – « Riddim d’amour »

A nos corps dansants

« Nous allions là-bas pour les basses, pour la transe des heures de danse sur les riddims qui s’étiraient à l’infini, pour le groove dont les rythmiques se tressaient, se scindaient et se multipliaient en fractale, moitiés de moitiés de moitiés, comme les branches d’un arbre s’emparant d’un corps, le rythme roi trônant dans le torse tandis que ses messagers parcouraient nos épaules, nos coudes, nos hanches, nos genoux, nos pieds, si bien que s’arrêter, c’était forcément s’écrouler. »

Extrait d’E.S.P., disponible dans le quinzième numéro de la revue Audimat (d’ici quelques mois sur Cairn).

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *